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BIO

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Né en 1992 à Nantes et aujourd’hui basé à Paris, Adrien Seuzaret s’est formé seul, en marge des parcours académiques. Cette autonomie fonde un rapport direct au réel : il peint des présences croisées dans la rue, des visages saisis non pour ce qu’ils représentent socialement, mais pour l’intensité qu’ils laissent filtrer. Chez lui, la figure n’est jamais un

portrait. C’est un moment, un état, quelque chose qui traverse un individu avant de disparaître.

L’artiste travaille presque exclusivement au pinceau. Le geste y occupe une place décisive, héritage lointain du graffiti où il fit ses premières armes. De cette période demeurent une manière d’entrer frontalement dans la toile, une urgence de tracer, une énergie qui refuse le poli. La matière reste ouverte, vibrante, toujours en mouvement.

Adrien a développé une technique de croisillons qui fractionne la surface et empêche toute immobilité. Les formes respirent, laissent circuler tensions et turbulences. La figure ne se fige pas : elle vit, se déplace, se transforme sous le regard.

On sent, parfois, l’écho de peintres comme Lucian Freud dans la densité des empâtements ou dans ces visages comme taillés dans la masse. Pourtant, l’objectif n’est jamais la

ressemblance. Ce qu’Adrien cherche tient davantage de l’apparition : une intensité brève, une émotion qui affleure, une lumière intérieure que rien n’arrête tout à fait. Ses toiles

tentent d’en préserver la trace fragile, avant qu’elle ne s’efface ou ne migre ailleurs.

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